Hyperactivité – Trouble de l’attention …

hyperactivitité

Comment définir l’hyperactivité et le trouble de l’attention ?

 Les enfants souffrant de l’hyperactivité sont généralement impulsifs, agités et enclins à des bavardages excessifs, incapables de soutenir leur attention et de se livrer à des tâches bien définies et structurées.

 3 à 5 % des enfants occidentaux sont diagnostiqués comme souffrant du Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDA/H), considéré par la médecine comme une « maladie neurologique ». Mais il faut bien réaliser que, contrairement à d’autres maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, il n’y a aucun test psychométrique, biologique ou physique, comme un scanner du cerveau par exemple, qui permette de diagnostiquer le TDA/H. C’est pourquoi cette « maladie » est avant tout fondée sur l’opinion du médecin, sur l’idée que ce dernier se fait de la façon dont devrait se comporter un enfant « normal ». Le diagnostic de TDA/H est d’ailleurs généralement fait à la suite de ce qui est considéré comme des difficultés scolaires, autrement dit une incapacité de l’enfant à s’astreindre aux contraintes de l’enseignement collectif, se traduisant par un tempérament très remuant et une facilité à se laisser distraire par tout ce qui l’entoure… Là-dessus, vient se surajouter parfois une dynamique classée comme « agressive ».

Depuis plusieurs années, de nombreux chercheurs ont avancé l’hypothèse que l’une des causes de l’hyperactivité pouvait être attribuée aux additifs alimentaires, notamment les colorants artificiels.

Durant les années 1970, des articles scientifiques prétendaient que l’état de 30 % à 50 % des enfants hyperactifs pouvait s’améliorer dès lors qu’ils étaient astreints à un régime alimentaire privé d’aliments contenant des colorants alimentaires artificiels, mais aussi des salicylates (les salicylates sont naturellement présents dans les fruits et les légumes, tels que les pommes, les cerises, le raisin, les oranges et les tomates). Les études ont mené à des résultats variables : certaines ont conclu que le régime alimentaire exerçait un effet important sur le comportement.

 Cette hypothèse – ou une partie – a été finalement appuyée par un rapport de l’Université de Southampton réalisé en 2007 pour l’agence des normes alimentaires britannique (Food Standards Agency, FSA), et publiée dans la revue médicale britannique « The Lancet ». Cette étude, faite sur 298 enfants âgés entre trois et neuf ans, prouve qu’une association entre plusieurs additifs et plus exactement des colorants favoriserait la suractivité, l’impulsivité, l’inattention et les difficultés d’apprentissage chez certains enfants.

 Il paraît évident que les colorants ne sont pas les seuls additifs de synthèse mis en cause. De même, il est reconnu que le sucre ajouté, qui plus est raffiné, par l’augmentation de la glycémie dans le sang, induit un état d’excitation cérébrale et physique. Les édulcorants de synthèse, reconnus cancérigènes, ont aussi une action néfaste au niveau neurologique. Le glutamate de monosodium, que l’on retrouve dans beaucoup de plats asiatiques et dans les aliments transformés (dont les chips, les biscuits, les sauces, les soupes ou les bouillons-cubes…) a été ces dernières années mis sur la liste des produits nocifs pour le système nerveux entre autres, favorisant une excitation cérébrale.

Enfin, les métaux lourds (que l’on retrouve dans le matériel de cuisine comme certaines poêles, casseroles, produits ménagers, certains aliments, etc.), les pesticides (dans les fruits et légumes, mais encore davantage dans les produits laitiers et la viande) ont un effet neurotoxique qui n’est plus à prouver, et qui peut s’avérer gravissime – les récentes découvertes sur la très probable cause de l’épidémie de microcéphalie en Amérique latine n’est qu’une petite goutte d’eau dans un océan de poisons en spray…

  – Comment agir ?

 Pour aider une personne qui a le TDAH ou qui présente des troubles de l’attention, ou pour vous-même, il faut veiller à maintenir une bonne alimentation, et adopter certaines règles d’hygiène de vie :

  • Diminuez fortement ou mieux encore, éliminez de son/votre alimentation le sucre.

  • Evitez de consommer de la nourriture industrielle, en particulier celle qui contient des colorants, des arômes artificiels, et des conservateurs.

  • Remplacez les boissons gazeuses, jus de fruits et lait par de l’eau ou des tisanes sans sucre.

  • Assurez-vous de recevoir d’importants et réguliers apports de bactéries saines, issues de nourritures fermentées biologiques ou des probiotiques de haute qualité.

  • Mettez autant de légumes que possible dans son/votre régime alimentaire, à la fois pour réduire l’exposition aux polluants et pour augmenter ses apports en nutriments essentiels (vitamines et minéraux).

  • Réduisez la part de céréales dans l’alimentation, surtout de blé. Le blé inhibe la production de sérotonine, un neuro-transmetteur qui agit sur l’humeur, et dont l’essentiel de la production a lieu dans les intestins (et non pas dans le cerveau !). Essayez d’abord d’éliminer le blé pendant une à deux semaines puis observez si vous remarquez une amélioration radicale du comportement.

  • Evitez les édulcorants artificiels de toutes sortes.

  • Faites autant d’exercices et d’activités de plein-air que possible.

  • Prenez le soleil pour maintenir un taux optimal de vitamine D. La vitamine D pourrait contribuer au processus de détoxification du cerveau.

  • Il est important d’analyser et canaliser ses émotions. Des exercices de relaxation contribuent à un plus grand calme intérieur, tout comme des thérapies douces telles le reiki, le shiatsu ou l’hypnose.

  • Limiter son/votre exposition aux métaux lourds et produits chimiques toxiques en remplaçant les produits d’hygiène, les détergents et les nettoyants d’intérieurs par des produits naturels. Des métaux comme l’aluminium, le cadmium, le plomb et le mercure sont courants dans des milliers de produits alimentaires, objets et produits domestiques, produits industriels.

 – Que nous proposent la nature et la naturopathie ?

 De nombreuses plantes sont utilisées depuis l’Antiquité par plusieurs traditions herboristes, dans le but d’aider à la concentration et de favoriser la mémoire. Le célèbre ginkgo biloba en médecine traditionnelle chinoise, ou la bacopa monnieri et le gotu-kola, toutes deux issues de la pharmacopée ayurvédique, agissent notamment en activant la micro-circulation cérébrale. D’autres plantes permettent par ailleurs de calmer l’hyperactivité mentale et la nervosité, comme la cataire ou la scutellaire (c’est la première qui sera plutôt utilisée pour les jeunes enfants, tandis que la deuxième aura un côté plus anxiolytique). Le romarin quant à lui, augmente les facultés cognitives, dont la mémoire et la concentration tout comme ses deux consoeurs indiennes, mais attention : il est aussi hypertenseur. Il va donc vous rendre plus alerte si vous êtres fatigué, et ne sera pas forcément indiqué pour l’hyperactivité si celle-ci reflète un trop-plein d’énergie !

 Du côté des huiles essentielles, une utilisation externe et olfactive est excellente pour la concentration. Là encore, le romarin (à verbénone) qui aidera à se « réveiller » pour se recentrer, tout comme le fera la menthe poivrée. Le basilic ou le ravensara apaiseront le mental des hyperactifs. Le mélèze favorisera la créativité, tandis que le laurier, en aromathérapie psycho-énergétique, permet de donner force et courage lorsque nous nous sentons abattus.

 Les suppléments généralement conseillés en naturopathie peuvent aider à combler d’éventuelles carences. Très souvent, une cure de complexe B (toutes les vitamines du groupe B) a pour effet de renforcer le système nerveux et donc d’augmenter les capacités cognitives. Un supplément d’Omega 3, dont le ratio en regard des O-6 et O-9 est débalancé chez la plupart des gens, s’avère souvent être un incontournable. Les Omega 3 existent sous forme végétale (en général de l’huile de lin) ou animale (huile de poisson – dans ce dernier cas, favorisez les poissons de petite taille pour éviter de vous intoxiquer avec des métaux lourds!). Et enfin, le magnésium, sous sa forme citrate de préférence – la plus assimilable – contribuera à un bon sommeil et à un plus grand calme mental et nerveux.

 N’hésitez pas à faire appel aux élixirs floraux (les classiques 38 « fleurs de Bach ») en cas de trouble émotionnel en arrière-fond, identifié comme cause d’une hyperactivité mentale passagère. De façon plus générale, le marronnier blanc est le plus connu pour les personnes très agitées.

Depuis l’époque du Dr Bach, de nouveaux élixirs ont été créés, toujours à partir des fleurs de nos champs ou de nos jardins. Au Québec, l’Herbothèque en propose toute une liste pour la concentration, comme le pétunia, la lavande ou la gentiane. En France, la gamme des élixirs Deva propose le mayu ou la paquerette. La menthe poivrée ou le romarin, les classiques de l’action phytochimique, se retrouveront aussi utiles en tant qu’élixirs floraux, donc au niveau d’une action sur le plan émotionnel et vibratoire.

 En guise de conclusion, nous pouvons dire que l’hyperactivité n’est pas une fatalité. Il existe des moyens naturels pour canaliser ce trop-plein d’énergie, sans nécessairement abrutir le mental…

Shiatsu en hiver (2ème partie)

En fin d’année nous profitons des périodes de fêtes. L’hiver est représenté par les Reins, qui renferment l’énergie vitale, le Ki primordial, l’héritage de nos ancêtres. C’est pour cette raison que l’on dit que les reins sont des coffres dans lesquels se trouvent emmagasiné l’héritage ancestral. Les fêtes familiales en cette période nous permettent d’être en relation avec les membres de notre famille pour se ressourcer, refaire le plein d’énergie, « recharger nos batteries ». Ou bien, au contraire, cela peut être l’occasion de vivre des moments d’anxiété et de stress. Alors, on draine nos ressources pour « affronter » des repas qui ne nourrissent pas. Le Shiatsu est très efficace dans ces moments où on a besoin de soutien au niveau de l’énergie. Un suivi régulier permet au corps de se relâcher et de se fortifier. Ce lâcher-prise va améliorer également la sphère émotionnelle. N’oublions pas qu’en Médecine Traditionnelle Chinoise, a fortiori en Shiatsu, la globalité du patient (aux niveaux physique, mental, émotionnel) est prise en considération.

L’hiver,  tout est en sommeil. Ralentir son rythme est important mais il faut un minimum d’activité physique pour augmenter sa résistance au froid, garder le corps souple pour faciliter une circulation énergétique fluide.  C’est la période la plus favorable pour raffermir le travail des postures statiques (afin de renforcer les os correspondant à la fonction Reins).

Étirement du méridien Rein / Vessie

étirement méridien vessie1   étirement méridien véssie2

Position de départ                                           Position finale

Il est très important de se protéger du froid en se couvrant adéquatement, notamment la partie des lombaires où sont logés les reins et la vessie. Faites de même au niveau des pieds et de la tête. Mais surtout, prenez soin de vos reins : vous savez désormais que c’est là que réside votre réserve d’énergie que vous devez restaurer en hiver, en partie par une vie équilibrée et saine, et des temps de repos qu’on ne négligera pas.

C’est la saison pendant laquelle naturellement nous faisons nos réserves énergétiques pour l’année qui vient. Prendre soin de soi devient un principe de haute importance à respecter. Prévoyez à votre agenda des rendez-vous avec votre praticien Shiatsu.
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L’élément métal (2ème partie)

      

Dans la première partie, on parlait de l’importance de la respiration pour une énergie de qualité. En cette période de froid, automatiquement on laissera la maison, bureau ou autre endroit bien fermé avec le chauffage. Ouvrir les fenêtres de temps à autre est très important pour pouvoir renouveler l’air et purifier les pièces. On ne sera pas obligé de gravir des sommets pour une bouffée d’air frais. On pourra aussi mettre des plantes détoxifiantes à l’intérieur d’une part pour mettre des couleurs, du vert en général et d’autre part pour avoir un assainisseur d’air naturel. Il y a pour tous les goûts, quelques exemples de plantes d’intérieur : Palmier nain, Ficus, Fougère de Boston, Lierre commun, Pothos doré, Spathiphyllum, etc…

En Shiatsu, on fera une lecture énergétique, soit au niveau du Hara, ou avec la prise des pouls. Pour aider à maintenir une circulation fluide dans le méridien du poumon, on peut effectuer l’exercice d’étirement qui lui est spécifique :

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            Position de départ                                   Position de fin

Je conseille aussi, de pratiquer une fois par jour une respiration « forcée » qui aura pour but d’enlever au maximum l’air qui se trouve dans le bas des poumons, une « réserve de sécurité ». Malheureusement, quand on est stressé on respire superficiellement, ce qui fait que cet air de sécurité n’est pas renouvelé et contiendra des toxines. Pour éviter cela, on prendra une grande inspiration et on expirera au maximum… et même un peu plus. Pour  s’aider on appuiera sur les côtes pour aider à l’expulsion.

C’est le moment de ralentir le rythme et les efforts. Malheureusement on a pris l’habitude de travailler fort en hiver pour ensuite profiter des vacances en été quand il fait beau et chaud. Le corps suit le même rythme que la nature, il est plus disposé au repos qu’à l’effort. Pour pouvoir fournir le travail attendu, le corps puisera dans les réserves, dans l’énergie du Rein. Dans un prochain article on parlera de cette énergie qui est le patrimoine légué par nos parents, l’énergie ancestrale. Le shiatsu est une bonne alternative pour aider à équilibrer l’énergie et à nous redonner un coup de fouet. Surtout n’hésitez pas à contacter votre praticien en shiatsu, et n’attendez pas le dernier moment.

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Contact

Eczéma

Les problèmes de peau peuvent arriver à n’importe qui et n’importe quand, qu’importe votre âge ou votre état de santé général. Les problèmes de peau sont divers et variés. Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise, le tissu correspondant à la fonction Poumon (élément Métal) est la peau.

Un de ces problèmes est l’eczéma, et il peut y avoir plusieurs types d’eczéma : eczéma atopique, l’eczéma xérotique, l’eczéma de contact, etc…

l’eczéma découle soit d’un vide soit d’un trop-plein énergétique. Le praticien en Shiatsu procèdera à un examen pour faire un bilan énergétique :

– Le vide énergétique de l’énergie de défense va favoriser l’agression des énergies yin (froid et humidité) en étant incapable de défendre la peau. Ces énergies perverses vont se placer dans les tissus et vont déclencher un eczéma lorsqu’elles entreront en présence d’énergie vent. Il peut y avoir une énergie vent et froid qui va entrainer un eczéma croûteux ou bien une énergie vent, humidité et froid qui donnera naissance à un eczéma suintant.

– Le trop-plein énergétique yang (chaleur sécheresse), en présence de l’énergie vent donnera un eczéma rouge et prurigineux.

C’est une chaleur interne qui s’exprime. Or, la peau est reliée au poumon. Et la chaleur du poumon en général est une expression de tristesse, deuil, séparation, mélancolie, etc…

Cependant, le déclenchement et le développement de cette maladie sont
étroitement liés à l’alimentation. L’énergie défensive (Wei-Qi) provient comme l’ensemble des différentes énergies de la transformation des aliments et des boissons opérée par la Rate/Estomac aidé par les Reins. La consommation excessive de sucres, protéines d’origine animale, de graisses animales, de laitage et de fromage, etc… perturbe la
Rate dans la transformation et le transport de l’eau et de l’humidité d’où l’absence de diffusion des éléments essentiels dans l’ensemble du corps. C’est alors que la peau n’est plus nourrie et humidifiée et que les éruptions apparaissent. Le traitement consiste alors à : renforcer la Rate et éliminer l’humidité, nourrir le sang et humidifier la sécheresse par des point spécifiques. Il faut traiter correctement cette maladie le plus tôt possible.
 La peau peut être agresser par un climat froid et sec. On la  protègera donc par une crème adaptée. Mais il est à noter que l’hydratation de la peau doit être faite principalement de l’intérieur. Pour cela on revient à la respiration et à l’alimentation. Une visite régulière chez un praticien en Shiatsu est une bonne alternative aussi. Il est conseillé de faire des séances au moment des intersaisons, à l’automne et au printemps. Il s’agira là davantage de prévention que de traitement, car ce sont des périodes où l’organisme risque d’être affaibli ou de pratiquer une à deux  séances par semaine pendant un mois en cas d’eczéma aigu important.
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